Le bulletin de paie est un document obligatoire que tout employeur doit remettre à chaque salarié lors du versement du salaire. Depuis 2017, il existe en version simplifiée (grandes rubriques) et la version détaillée reste disponible sur demande. Savoir lire son bulletin de paie permet de vérifier que ses droits sont correctement appliqués et d'anticiper son imposition.
Les mentions obligatoires
Le Code du travail (article R3243-1) impose plusieurs informations sur le bulletin de paie. Côté employeur : raison sociale, adresse, numéro SIRET, code NAF, convention collective applicable, numéro URSSAF. Côté salarié : nom, prénom, emploi occupé, niveau ou coefficient hiérarchique, période et nombre d'heures de travail.
Le bulletin doit également mentionner la date de paiement, le montant de la cotisation versée par le salarié à chaque organisme, le net à payer avant prélèvement à la source et le net versé. Depuis 2019, le net imposable (à reporter sur la déclaration de revenus) doit figurer en évidence.
Le salaire brut
Le salaire brut constitue la rémunération totale négociée avant tout prélèvement. Il comprend : le salaire de base fixé par le contrat ou la convention collective, les majorations pour heures supplémentaires (25 % pour les 8 premières, 50 % au-delà par semaine), les primes (ancienneté, performance, 13e mois), les avantages en nature valorisés et les indemnités soumises à cotisations.
C'est le salaire brut qui sert de base au calcul de toutes les cotisations sociales, à la détermination de l'indemnité ARE en cas de chômage et à l'indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle.
| Élément | Inclus dans le brut ? |
|---|---|
| Salaire de base | Oui |
| Heures supplémentaires | Oui (majorées) |
| Prime de 13e mois | Oui |
| Avantage en nature voiture | Oui (valorisé) |
| Remboursement frais réels | Non |
| Participation / intéressement | Non (exonéré) |
Les cotisations salariales
Les cotisations salariales sont prélevées sur le salaire brut et reversées aux organismes de protection sociale. En 2026, le taux global est d'environ 22 % pour un non-cadre et 24–25 % pour un cadre. Les principales rubriques sont : assurance maladie (0,40 %), retraite de base (6,90 %), retraite complémentaire Agirc-Arrco (3,15 % non-cadre / 4,30 % cadre), assurance chômage (2,40 %) et CSG/CRDS (9,70 % sur 98,25 % du brut).
La CSG se décompose en une part déductible (6,80 %) et une part non déductible (2,40 %), à laquelle s'ajoute la CRDS (0,50 %). Seule la part déductible réduit le revenu imposable.
Du net imposable au net à payer
Le net imposable correspond au salaire net auquel on réintègre la CSG non déductible et la CRDS (soit environ 2,90 % du brut). C'est ce montant que vous reportez sur votre déclaration de revenus — il est pré-rempli par l'administration fiscale grâce aux données transmises par votre employeur.
Le net à payer est le montant effectivement crédité sur votre compte bancaire. Il est égal au net imposable diminué du prélèvement à la source (PAS), calculé en appliquant votre taux personnalisé (ou le taux neutre) au net imposable. Ce taux figure sur votre bulletin de paie depuis 2019.
- Le bulletin de paie est obligatoire à chaque versement, sous format papier ou électronique.
- Le salaire brut est la base de calcul des cotisations, de l'ARE et des indemnités de fin de contrat.
- Les cotisations salariales représentent environ 22–25 % du brut selon le statut cadre ou non-cadre.
- Le net imposable ≠ net à payer : le prélèvement à la source est déduit du net à payer.
- Le net imposable est pré-rempli sur votre déclaration de revenus via la DSN transmise par l'employeur.
Estimez précisément votre salaire net à partir de votre brut, avec les barèmes URSSAF 2026.
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