Comment est calculée l'ARE ?
L'Allocation Retour à l'Emploi (ARE) est versée par France Travail aux demandeurs d'emploi ayant suffisamment travaillé avant leur perte d'emploi. Son montant dépend du salaire journalier de référence (SJR) et de la durée des droits ouverts.
Le Salaire Journalier de Référence (SJR)
Le SJR est calculé en divisant le salaire brut mensuel moyen par 30,42 (nombre moyen de jours par mois). Il sert de base au calcul de l'allocation journalière et détermine le plancher et le plafond applicables.
Le montant de l'allocation
L'allocation journalière est la plus élevée des deux formules suivantes : partie fixe (13,18 €) + 40,4 % du SJR, ou 57 % du SJR. Elle est ensuite plafonnée à 75 % du SJR. Un plancher absolu de 32,13 € par jour s'applique si le résultat est inférieur. Ces barèmes sont ceux en vigueur en 2026.
La durée d'indemnisation
La durée d'indemnisation correspond à la durée travaillée (en jours) sur la période de référence, dans la limite d'un plafond qui dépend de l'âge : 548 jours (18 mois) pour les moins de 53 ans, 685 jours (22,5 mois) pour les 53-54 ans, et 822 jours (27 mois) pour les 55 ans et plus. Un minimum de 6 mois travaillés (182 jours) est requis pour ouvrir des droits.
Questions fréquentes
Peut-on cumuler ARE et activité partielle ?
Oui, sous conditions. Si vous reprenez une activité réduite (moins de 110 heures par mois), vous pouvez cumuler une partie de votre ARE avec vos revenus d'activité. France Travail calcule alors un reste à payer en déduisant une fraction de vos revenus de votre allocation. Ce cumul est possible pendant toute la durée de vos droits.
Que se passe-t-il si je retrouve un emploi pendant mon indemnisation ?
Si vous retrouvez un emploi, vous cessez de percevoir l'ARE. Cependant, vos droits sont conservés : si vous perdez à nouveau cet emploi, vous pourrez reprendre vos droits restants (sous réserve de conditions) ou ouvrir de nouveaux droits si vous avez suffisamment recotisé. France Travail peut également verser une aide à la reprise d'emploi dans certains cas.
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit à l'ARE ?
Oui. La rupture conventionnelle est assimilée à une perte involontaire d'emploi pour l'ouverture des droits à l'ARE. Un délai de carence s'applique toutefois avant le versement de la première allocation : il comprend un délai d'attente de 7 jours auquel s'ajoute un différé d'indemnisation calculé en fonction de l'indemnité de rupture perçue.
L'ARE est-elle imposable ?
Oui, l'ARE est soumise à l'impôt sur le revenu et doit être déclarée comme revenu de remplacement. Une CSG de 6,2 % et une CRDS de 0,5 % sont également prélevées à la source (sous conditions de revenus). Pour les personnes dont le revenu fiscal de référence dépasse certains seuils, des taux réduits ou nuls peuvent s'appliquer.
Peut-on prolonger ses droits après 55 ans ?
Les demandeurs d'emploi de 55 ans et plus bénéficient déjà d'une durée maximale d'indemnisation allongée à 27 mois (822 jours). Par ailleurs, dans certaines situations — notamment lorsque le demandeur d'emploi approche de l'âge de la retraite sans avoir atteint le nombre de trimestres requis — des mesures spécifiques permettent un maintien de l'allocation jusqu'à l'ouverture des droits à la retraite à taux plein.